Des racines en cuisine, un retour aux fourneaux. Des passions à la pelle, plein de Marcel dans la vie de Marcel. Marcel, c'est tout ça et un peu plus.
Une enfance dans les cuisines familiales, où le grand-père Marcel— chef parisien taillé dans le terroir bourguignon— orchestrait le taff.
Il y a eu les tablées bruyantes où l'on discutait interminablement des plats servis, de ceux à faire, des recettes familiales légendaires, des frites à la crème bien aillées à la timbale de fruits de mer de Bobby, mythique.
Les grandes tablées, les repas épiques, les fêtes de famille, c'était la norme. La cuisine, le centre de gravité, le sujet des conversations, le cœur de chauffe.
Des années à porter la robe, plaider, rédiger des conclusions, éplucher les Codes.
Et les enfants les yeux plus grands que le ventre, le mari bon vivant, les tablées de potos, les pique-niques, les goûters improvisés.
C'est là que tout est remonté. Les recettes de Marcel, la collection de fiches Elle, les vieux carnets, les marchés des week-ends.
Alors un jour, la robe raccrochée, les dossiers ont attendu. Les casseroles, non.
Parce que Marcel, c'est un peu tout ça aussi :
La recette en quatre tiers du Picon citron curaçao de César, racontée par Pagnol.
Le souvenir de la madeleine de Tante Léonie pour Proust. Le porte-bouteille ready-made du grand Duchamp. Le bœuf clandestin bien saignant d'Aymé. A Paris, les Enfants du Paradis. A Rome, le beau Marcello de la Dolce Vita. Et puis l'amour, le grand, celui la môme Piaf et son boxeur Marcel.
Une foule de Marcel dans la vie de Marcel. D'où le nom.

Maintenant, enfile ton tablier. Et rejoins Marcel en cuisine, fissa. Elle t'y attend.
File en cuisine